Swahili

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January 1, 1970

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À propos du programme

1. Introduction

La langue swahili comme tout autre langue, est facile à apprendre, il suffit seulement de connaitre certains règles de grammaire.

2. Origine

Le swahili est la plus importante langue bantoue et la langue comptant le plus grande nombre de locuteurs (langue maternelle et langue seconde).

Le swahili, en tant que langue normalisée (ou standard), a été fixé en 1930 par le Comité sur la langue territoriale et il était basé sur le dialecte côtier de Zanzibar, le kiunguja, une variante linguistique parlée sur l'île de Zanzibar.

En plus du kiunguja, mentionnons le kimakunduchi (ou kihadimu) et le kitumbatu (tous deux parlés dans les parties rurales de Zanzibar), le kipemba (île de Pemba), le kimtang'ata (ville de Tanga et environs), le kimrima (le long de la côte de la Tanzanie), le kimvita (Mombasa et environs en Tanzanie), le kiamu (dans l'île de Lamu au Kenya), le kipate, le kisiu, le kitikuu (l'archipel de Lamu et le long des côtes du Kenya), le kivumba (île de Wasini et Vanga), le kingwana (dans la région des grands Lacs au Congo-Brazzaville et au Congo-Kinshasa), etc...

La carte géographique du Kenya, À l'origine, la «côte swahilie» s'étendait du sud de la Somalie au Mozambique en incluant l'archipel des Comores (voir le tracé en rouge de la carte de gauche). Les Swahilis ou «gens du Sahel» (signifiant «le rivage», en arabe) étaient des commerçants métissés d'Africains, d'Arabes et d'Indiens établis dans les comptoirs côtiers et sur les routes menant à la région des Grands Lacs. Le brassage de populations nées du commerce avec le golfe Arabo-Persique et l'Inde a donné naissance à une civilisation originale fondée essentiellement sur le commerce et sur l’existence de nombreuses cités marchandes comme Mogadiscio, Mombasa, Zanzibar, Kilwa et Sofala, véritable Méditerranée d'Orient dont le Portugal de Vasco de Gama s'est emparé au XVIe siècle. Aujourd'hui, le kiswahili, parlé de Djibouti au Mozambique et jusqu'à Kinshasa, est la langue officielle de la Tanzanie et la grande langue véhiculaire de l'Afrique. Au cours du XIXe siècle, le swahili pénétra le continent tout au long des pistes marchandes et esclavagistes. La colonisation européenne favorisa encore son extension.

3. Les pays qui parlent la langue Swahili

Le swahili est aujourd'hui la langue africaine la plus enseignée dans le monde. Dans la majorité des cas, le swahili n'est pas une langue maternelle, mais une langue seconde, plus précisément une langue véhiculaire. Aujourd'hui, le swahili est parlé en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, à l'île de Zanzibar et aux Comores, sans oublier le Rwanda et le Burundi, la Somalie, la Zambie et l'Afrique du Sud et en RDCongo.

Si le swahili a connu une grande extension à l'intérieur du continent africain, retenons que c'est dû principalement à quatre facteurs essentiels:

  1. la traite des esclaves menées par les Arabes, suivie de l'islamisation des populations locales;

2. la colonisation européenne, surtout allemande et britannique, suivie de la christianisation des populations locales;

3. la mainmise indienne sur l'essentiel du commerce local;

4. la politique linguistique des États indépendants (Tanzanie et Kenya) de la région, qui ont voulu se doter d'une langue africaine concurrentielle avec l'anglais.

4. Différents accents et Tons

Le swahili ne comporte pas de tons, au sens où l'on parle de langue à ton. Rappelons qu'une langue à tons distingue deux ou trois syllabes par le ton sur lequel elles sont prononcées.

Dans beaucoup de langues la même syllabe sur des tons différents a un sens très différent. Le plus cité est la syllabe ma en chinois mandarin qui peut désigner la mère, le chanvre, l'insulte ou le cheval8. Mais on trouve ces tons en bamanankan par exemple, só désignant la maison et sò le cheval. En maka ebessep, au Cameroun oriental, shwi sur le ton haut désigne la panthère et shwì sur le ton bas la mort. Ces tons permettent de siffler la langue ou de la jouer sur un tam-tam.

La modulation sur un ton peut être liée à une intonation prosodique, c'est-à-dire que le ton modifie la forme grammaticale comme l'interrogation par rapport à l'affirmation ou l'exclamation. On peut aussi prendre comme exemple en français les tons prosodiques employés pour donner une nuance comme Là ! Il est là ! (ton haut) par rapport à Là ! Tu vois que j'ai raison ! (ton bas), la surprise par rapport à l'évidence d'une conclusion. On trouve en swahili quelques cas où ces tons liés à l'intonation prosodique sont employés, particulièrement pour distinguer deux formes grammaticales différentes comme l'affirmatif et le négatif. Les autres cas concernent l'éloignement ou certaines formes du oui et du non (voir plus loin).

Dans cette section l'accent aigu désignera le ton haut et l'accent grave le ton bas, une lettre sans accent désignera une prononciation ordinaire. La graphie ne mentionne bien sûr aucun accent.

Les pronoms complément wa et wà, vous et eux :

Ninawaona : je vous vois

Ninawàona : je les voie

nitawàambia : je leur dirai.

La forme négative d'un verbe

Le h n'est jamais prononcé, sauf à Zanzibar. Les formes Atakuja et Hatakuja ne se distinguent alors que par le ton haut lors de la forme négative :

Atakuja : Il viendra et, Hatakuja [átakuja] : il ne viendra pas.

Utaelewa haraka : Tu vas vite comprendre

Hutaelewa hata kidogo [útaelewa] : Tu ne vas rien comprendre même pas une miette.

5. Exemptes des mots empruntés en swahili

  • Au Kenya, en Tanzanie au Burundi et au Rwanda, la langue Swahili emprunte des mots en Anglais.
  • En RD Congo, le swahili emprunte des mots en Français et en leur langue locale le « Lingala».

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    Swahili – Niveau A235 Leçons

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